|
Monsieur
le Doyen,
Monsieur le Curé,
Chers paroissiennes et chers paroissiens,
Chers amis,
Hier soir, alors que j’annonçais à ma fille
Emmanuelle, 4 ans et demi, que je devais prendre la parole ici
ce matin, elle me proposa que je vous parle de la journée
que nous avions passé samedi au zoo de Bâle. Je ne
pense pas que ce thème soit particulièrement indiqué
en cette occasion festive et en ce lieu solenne…. Mais j’ai
promis à Emmanuelle de vous le signaler, car les rêves
des enfants se réalisent parfois.
Chers amis, j’ai aussi fait
un rêve.
J’ai vu tous les fidèles
de nos paroisses de la Ville de Fribourg former une chaîne
humaine entre toutes les églises pour signifier leur unité
; cette chaîne, vu du haut de la tour de la cathédrale
formait deux lettres, U et P. J’ai vu des pèlerinages
s’organiser de lieu en lieu, les paroissiens de St-Jean
venant au Christ-Roi, ceux de St-Nicolas accueillant un groupe
de St-Maurice, les Pérolliens rencontrant les habitants
du Quartier d’Alt et tous, se découvrant, se recueillant,
priant et agissant ensemble dans des lieux jusqu’alors fréquentés
que lors de funérailles.
J’ai fait un rêve.
J’ai vu, au Paradis, le Christ,
entouré de St-Nicolas de Myre, qui avait laissé
son âne à l’entrée, de St-Jean-Baptiste,
qui avait laissé sa peau de chameau à l’entrée,
et de St-Maurice, qui avait laissé ses soldats thébains
à l’entrée. Ils lisaient la feuille paroissiale
de l’UP 1, composée de 150 pages, ce que Notre Seigneur
trouva un peu exagéré…
J’ai fait un rêve.
J’ai vu une séance
du Conseil paroissial du Christ-Roi présidée par
Etienne Gruber alors que je présidais le Conseil de St-Nicolas
à la Grand-Rue 14 et personne ne s’en étonnait.
J’ai fait un rêve.
J’ai entendu les cloches de
St-Nicolas, dont la « Sainte-Marie » et la «
Sainte-Catherine », sonner à toutes volées,
et celles du Christ-Roi leur répondre, sonnant aussi à
travers tout Pérolles.
J’ai fait un rêve.
J’ai vu l’Abbé
Alain de Raemy, revêtu d’un camail violet, chanter
au chœur de la Cathédrale et en même temps,
par don de bilocation, célébrer une messe au Christ-Roi,
dire un chapelet à St-Jean et confesser à St-Maurice.
Et là, je me suis réveillé, car c’était
presque la réalité.
Monsieur le Curé,
que vous souhaiter en ce jour de
votre installation canonique ? Que les rêves que je viens
de décrire se réalisent ? En ce qui concerne la
grâce de la bilocation, je ne suis malheureusement pas compétent.
Plus sûrement, que vos projets
pour favoriser l’unité que nous sommes appelés
à vivre autant qu’à imaginer, aboutissent
et contribuent à la gloire de Dieu et au salut des hommes.
Vous nous trouverez à vos côtés dans la réalisation
de cette unité. Je veux aussi vous dire la fierté
des paroissiennes et des paroissiens du Christ-Roi, qui vont désormais
vous partager d’abord avec St-Nicolas, puis avec St-Jean
et St-Maurice.
Chers amis, ensemble, nous ferons
Eglise, sans effacer notre histoire et oublier nos singularités
: nous nous engageons à ce que le meilleur de chacun, de
chacune de nos communautés, soit mis à la disposition
de tous.
Ouvrons nos intelligences et nos
cœurs à l’air du large, écartant le doux
parfum d’antan et le poids des habitudes, cette petite voix
qui distille regrets et doutes.
Ouvrons toutes grandes les
portes de nos Paroisses au Christ, dans la sincérité,
dans la vérité, et dans la joie. Que Notre-Dame
de Divine Protection, qui est priée dans ce lieu, nous
y aide !
|