Vie paroissiale

 

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Les 24 et 25 avril 2004


JEU DE PISTE

Les festivités du 50ème anniversaire de la dédicace de notre église ont commencé le samedi 24 avril 2004 par un jeu de piste organisé en faveur des enfants et écoliers du quartier de Pérolles. Ce jeu, organisé en collaboration avec les maîtres et maîtresses de l'école du Botzet a attiré de nombreux enfants.

LE CIRQUE

Depuis plus de 10 ans Lenka et Alberto passent de villes en villages et plantent leur minuscule chapiteau pour amuser et émerveiller enfants et adultes. Ancien élève de Dimitri, Alberto et son épouse tchèque, formée au théâtre de Prague, renouent avec la tradition des cirques ambulants.


I Giroldon (vagabond en dialecte tessinois) ont enchanté leur public lors des quatre représentations données sur la place de l'église.


LA MESSE
Ultimes préparatifs

De nombreux prêtres accompagnent Monseigneur Genoud

Le mot de bienvenue est prononcé par l'abbé Alain de Raemy, curé de la paroisse.
L'Evangile est proclamé du haut de la chaire.
L'homélie de de jour de fête est prononcée par Monseigneur Bernard Genoud, Evêque de Lausanne, Genève et Fribourg.
L'artiste-orfèvre Goudji porte la croix de procession créée pour cet anniversaire.

A l'issue de la célébration eucharistique présidée le 25 avril 2004 par Mgr Bernard Ge-noud en l'église du Christ-Roi à l'occasion du 50ème anniversaire de sa dédicace, M. Lau-rent Passer, Président du Conseil paroissial, a donné lecture de la lettre suivante, qu'il avait reçue quelques instants avant le début de la messe d'une personne inconnue…. :

Cher Monsieur le Président,

Vous ne m'avez jamais rencontré mais je connais bien l'église du Christ-Roi, dont je sais que vous fêtez ce jour le cinquantième anniversaire de la dédicace. Je me souviens parfaitement du 24 avril 1954, qui fut pour moi l'un des plus beaux jours de ma vie de prêtre. Après beaucoup d'efforts, de sacrifice et de bonne volonté, s'élevait dans ce quartier de Pérolles dont on m'avait confié la charge presbytérale dès octobre 1940, une belle église assurant l'identité du quartier, ex-voto national d'un pays épargné par les affres de la Seconde Guerre Mon-diale.

J'ai mis tout mon cœur et toute mon énergie à réunir pour cette œuvre les moyens humains et finan-ciers destinés à la parachever. Il faut rendre grâce à Dieu pour tout cela. J'allais, le long du boule-vard de Pérolles, chez les paroissiens, tendre une sébille toujours avide d'être remplie.

Je ne ménageais pas ma peine : à l'époque, comme curé-bâtisseur, il ne s'agissait pas de perdre son temps en séances en vaine parlote ! Lors de la construction, de 1951 à 1953, je suis même monté plusieurs fois sur les échafaudages et jusque sur le lanterneau, avec ma soutane (de mon temps, on reconnaissait les prêtres !) et mon chapeau. De là, je pouvais embrasser d'un seul regard et l'église et le quartier qui en forme l'écrin.

Avec Denis Honegger et Emilio Antognini, architectes de grand talent, qui ont véritablement créé un sanctuaire d'une qualité rare, avec le Président Louis Dupraz, et tous leurs collaborateurs, avec les maîtres d'état et les artisans, nous avons vraiment voulu laisser à Fribourg un témoignage de l'art religieux du XXème siècle. Y avons-nous réussi ? Il ne m'appartient pas de le dire, mais vue de là-haut, je peux vous confirmer que le Christ-Roi a fière allure !

J'ai encore eu le bonheur de voir installer le chemin de croix d'Armand Niquille, si beau que j'interdisais qu'on le touche même avec des doigts propres alors que l'artiste invitait les paroissiens à le faire ! J'ai vu aussi le grand crucifix de Fenosa, en 1957, d'une puissance expressive presque inégalée. Vers ce Christ, à la fois souffrant et déjà glorieux dans l'ascension vers le Ciel, toute l'architecture de l'église conduit. Puis, en novembre 1959, j'ai quitté à regret Pérolles et me suis retiré aux Sciernes d'Albeuve, où j'ai trouvé le dernier repos terrestre.

Mes chers successeurs, Georges Julmy, puis Marcel Sauteur, et Jean-Pierre Pittet, qui avait été mon vicaire, ont continué de servir cette Paroisse, du mieux qu'ils ont pu. L'église a été complétée par la construction des chapelles et a reçu ses vitraux. Depuis là où je me trouve éternellement, j'ai pu appré-cier les œuvres de Strawinsky, si cohérentes et si bibliques, grâce au Cardinal Charles Journet que je rencontre encore de temps à autre, même s'il préfère échanger avec Thomas d'Aquin et Jacques Maritain, que l'on a regroupé dans le même bâtiment. Les vitraux de Yoki, aux teintes si subtiles, et ceux de Ber-nard Schorderet, aux lignes en cohérence parfaite avec l'architecture inspirée d'Honegger, ont complété magnifiquement l'œuvre entreprise.

Je regrette de ne pouvoir dire à Goudji, qui vient de rejoindre la cohorte des grands artistes et créateurs qui ont œuvré pour l'église du Christ-Roi, toute l'admiration que les pièces d'orfèvrerie qu'il a créé pour ce jubilé paroissial ont suscité en moi. Combien j'aurais été heureux de pouvoir célébrer le Saint Sacrifice de la messe au moyen de vases sacrées qui illustrent à la fois si parfai-tement et si simplement la beauté qui sauve le monde ! Transmettez aussi mon merci à Bernard Berthod, qui a permis, par ses travaux, que vous puissiez connaître l'œuvre de Goudji.

Enfin, en vous remerciant déjà d'avoir lu cette lettre, je voulais aussi vous dire confidentiellement, cher Monsieur le Président, combien la paroisse du Christ-Roi est tenue en haute estime là d'où je vous écrit. L'on m'a signalé notam-ment la grande qualité du conseil paroissial actuel tout comme celle des conseils antérieurs; concernant l'Abbé Alain de Raemy, il est aussi très bien côté, ce d'autant plus qu'utilisant souvent l'avion il est bien connu du Ciel, en tout cas bien plus que ses confrères qui restent à terre. Bien sûr, tout n'est pas parfait, il y a encore bien des choses à améliorer ou à changer pour véritable-ment se revêtir du Christ.

Un dernier mot : aimez votre église et aimez l'Eglise, c'est une consigne que je vous laisse, à vous, chère communauté du Christ-Roi en fête, à qui j'adresse mes vœux et ma bénédiction.

Chanoine Denis Fragnière

PS : j'ai oublié de vous dire que je pardonne à tous ceux qui m'avait surnommé
" Pingouin ". Non seulement parce que c'était probablement affectueux, mais aussi parce que ce petit nom avait, comme souvent, une part de vérité.



LE REPAS


Derniers conseils

Tout est prêt
M. Dominique de Buman, syndic de Fribourg mais aussi enfant du quartier nous adresse quelques paroles.
50 ans
gourmandise ?


LA VISITE
En fin d'après-midi, de nombreux paroissiens ont suivi les explications talentueuses de M. Aloys Lauper lors de la viste de notre église.
 
 

LES VEPRES
Ces deux jours de fêtes se sont terminés par les Vêpres Solenelles célébrés en notre église.
merci à tous ceux qui ont contribué à la réussite de cette fête

 

Photos: © paroisse du Christ-Roi/VB

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